Critique de l'organisation du travail - Thomas COUTROT

Critique de l'organisation du travail

Thomas COUTROT

Sous l'effet de l'hégémonie retrouvée du discours libéral, domine depuis le début des années quatre-vingt une présentation aseptisée de l'organisation du travail dans l'entreprise. Les quelques critiques qui se font entendre depuis peu sont, très significativement, le fait de psychologues, lesquels s'intéressent aux conséquences (souffrance psychique, harcèlement moral) de modes de gestion des ressources humaines dont la rationalité économique est rarement questionnée. Thomas Coutrot, dans ce livre, renoue avec un courant d'analyse qui conteste au contraire cette " rationalité économique " en la replaçant dans son contexte social. Passant en revue les nouvelles théories économiques de l'entreprise et des organisations, il montre qu'elles ne rendent pas compte des déterminants véritables de l'évolution en cours, telle que la vivent les salariés, parce qu'elles occultent la dimension conflictuelle liée aux mécanismes d'exploitation et de domination.

Version papier : 10 €
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Détails techniques
Collection : Repères n°270
Parution : juin 2002
ISBN : 9782707137685
Nb de pages : 128
Dimensions : 110 * 180 mm
Façonnage : BROCHE

Thomas COUTROT

Thomas Coutrot, 42 ans, est économiste. Il est notamment l'auteur de Les destins du tiers monde (en collaboration avec Michel Husson, Nathan, 1993) et de L'entreprise néo-libérale, nouvelle utopie capitaliste ? (La Découverte, 1998). Il est l'un des animateurs de l'Appel des économistes pour sortir de la pensée unique.

Extraits presse

« Un tempo vif, une écriture claire non dépourvue d'humour et une façon très acérée de démonter ces systèmes, ces idées qui se voudraient indiscutables. Comment le libéralisme réussit-il à modeler la société selon sa logique ? Comment obtient-il l'adhésion des salariés à un système qui les casse ? Telles sont les questions que pose l'économiste Thomas Coutrot. »

TÉLÉRAMA

« Argumenté, largement illustré, bien écrit, [...] cet ouvrage détonne car il renoue avec une analyse contestant l'organisation capitaliste du travail. »

BULLETIN CRITIQUE DU LIVRE FRANCAIS

« L'économiste entend renouer avec la tradition critique de l'organisation capitaliste du travail. Et c'est effectivement l'épine dorsale de son propos [...] Thomas Coutrot rejette le concept d'économie solidaire au motif qu'elle ressemble à un pâté d'alouette ( un peu de solidarité, beaucoup de libéralisme) ainsi que celui de fonds d'épargne salariale contrôlé par les syndicats. En revanche, il remet en selle l'autogestion, les travailleurs s'associant au sein de coopératives. »

LE MONDE

« Thomas Coutrot dresse ici un virulent réquisitoire contre les nouvelles théories de l'entreprise, et plus particulièrement contre certains écrits récents sur l'évolution du travail, comme ceux de Jean Boissonat ou d'Alain Supiot. Pour l'auteur, leur proposition réformistes ont le tort d'évacuer la question des rapports sociaux de production et de propriété. »

LIAISONS SOCIALES

« [...] un indéniable talent pédagogique pour expliquer comment, dans l'entreprise, l'organisation, le management et les structures dépendent aussi des conflits et des luttes. »

ALTERNATIVES ÉCONOMIQUES

PRESSE

 

Table des matières

Introduction - I. L’entreprise capitaliste - Un système de droits de propriété : qui travaille pour qui ? - Un système compétitif : la « guerre » économique - Un système technico-organisationnel : la pesanteur du réel - Un système social : menaces et ressources des collectifs - Un système (difficilement) cohérent - II. La division du travail - « Les arrangements existants » sont-ils toujours efficaces ? - La naissance de la division capitaliste du travail - D’où viennent les patrons ? La critique radicale - Technologie et lutte de classes - Qualité des produits et qualité des travailleurs - Qualifications générales, qualifications spécifiques : des constructions sociales - La bataille des qualifications - III. Le travail sous l’empire de la finance - La genèse d’un modèle - La mondialisation financière - La finance comme pouvoir - Les salariés au garde-à-vous - « Small is powerful » - Portes ouvertes à la concurrence - La fluidité nouvelle du capital humain - L’organisation néo-libérale du travail : l’autonomie contrôlée - Le jeu dangereux des dirigeants - IV. Les mystères de la coopération productive - La régulation autonome - La perplexité des économistes - La coopération dans l’entreprise japonaise - Rationalité instrumentale, rationalité symbolique - Les métamorphoses de la coopération productive - Le régime néo-libéral n’est pas un compromis social - V. Le travail en péril - Les pathologies de la coopération forcée - Un régime de croissance cohérent et instable - À la racine de l’exclusion - Vers une « économie solidaire » ? - « Système d’emploi et de protection sociale » ? - Le système d’emploi social libéral : égalité, employabilité, solidarité - VI. L’entreprise démocratique : pour l’autogestion - Le levier du droit du travail - « Sécuriser les trajectoires » ? - Vers une « assurance emploi » généralisée ? - Le débat théorique sur la firme autogérée - L’entreprise démocratique - Les critiques de l’autogestion et leurs limites - Conclusion - Bibliographie.