Histoire de la Tunisie depuis l'indépendance

Larbi CHOUIKHA, Éric GOBE

Au début de 2011, en chassant du pouvoir un dictateur vieillissant, la Tunisie a été propulsée sur la scène médiatique internationale. Initiateur des « printemps arabes », ce petit pays donnait pourtant l’image d’un régime stable, certes dirigé par un despote, mais ouvert sur l’Occident. Cependant, la question de la succession du président Ben Ali amenait certains auteurs à s’interroger sur la durabilité d’un pouvoir largement fondé sur la coercition.
Ce livre apporte des clés pour comprendre la manière dont le régime autoritaire tunisien s’est construit, puis pérennisé, et a été remis en cause. Si le système politique instauré par le président Bourguiba (1956-1987) était sous-tendu par un projet de société modernisateur, celui du président Ben Ali (1987-2011) visait à transformer le pouvoir en un instrument d’accumulation de richesses économiques au profit d’un clan familial. La rupture introduite par la « révolution » de 2011 a ouvert la voie à un nouveau cycle politique.

Version papier : 10 €
Version numérique : 9,99 €
Facebook Twitter Google+ Pinterest
Détails techniques
Collection : Repères n°658
Parution : août 2015
ISBN : 9782707178169
Nb de pages : 128
Dimensions : 120 * 190 mm
ISBN numérique : 9782707188281

Larbi CHOUIKHA

Larbi Chouika est professeur à l'Institut de presse et des sciences de l'informatio (université de La Manouba, Tunisie). Il a été membre de l'Instance nationale pour la réforme de l'information et de la communication (INRIC) et l'Instance supérieure indépendante pour les élections d'octobre 2011.

Éric GOBE

Éric Gobe est directeur de recherche au CNRS (IRMC de Tunis). Il est l’auteur de Les Avocats en Tunisie de la colonisation à la révolution, 1883-2011 (IRMC/Karthala 2013), Les Ingénieurs tunisiens (avec Saïd Ben Sedrine, L’Harmattan, 2004), Les Hommes d’affaires égyptiens (Karthala, 1999).

Table des matières

Introduction
I / La Tunisie de Bourguiba ou la modernisation autoritaire (1956-1987)

De l’instauration du protectorat à la Tunisie indépendante (1881-1956)
Protectorat et dualisme colonial - Le conflit Habib Bourguiba-Salah Ben Youssef : matrice du régime autoritaire de la Tunisie indépendante
Un réformisme autoritaire (1956-1969)
L’instauration d’un régime présidentialiste - Sécularisation autoritaire et marginalisation des notabilités religieuses - Les années 1960 ou la mise sous tutelle de la société par l’État - L’étatisation de l’économie et ses conséquences
Les années Nouira (1970-1980) : une libéralisation en trompe-l’œil
Une libéralisation politique avortée (1970-1971) - Une libéralisation économique limitée - Du « Jeudi noir » (26 janvier 1978) au « coup de Gafsa » (26 janvier-3 février 1980) : l’affirmation de la contestation sociale et politique
Le temps des crises (1980-1987)
1981 : une ouverture politique sous contrôle - La gestion autoritaire de la question syndicale (1984-1987) - Les « émeutes du pain » (décembre 1983-janvier 1984) : symptôme de la crise du système bourguibien ? - Des années de confrontation entre islamistes et régime bourguibien finissant (1981-1987)
II / Ben Ali ou le changement dans la continuité autoritaire (1987-2011)
De l’ouverture politique à la reprise en main autoritaire (1987-1994)
Hypothèque islamiste et bipolarisation de la scène politique (1988-1992) - La mise sous tutelle de la LTDH (1992-1994)
La reconfiguration du régime autoritaire par Ben Ali des années 1990 aux années 2000
Une gouvernance technocratique et néopatrimoniale - Aménagements institutionnels et pluralisme de cooptation - L’UGTT et le patronat dans les rets du corporatisme benalien - Mirage ou miracle économique ?
La montée des dissidences et de la contestation sociale dans la société tunisienne : vers la révolution (2000-2011) ?
L’émergence de nouveaux pôles de dissidence - Les mobilisations du bassin minier de Gafsa de 2008 : prodrome de la « révolution » ? - Du soulèvement populaire de Sidi Bouzid à la chute de Ben Ali (17 décembre 2010-14 janvier 2011)
III / La Tunisie post-Ben Ali (2011-2014) : une transition politique pactée ?
« Le peuple veut la chute du régime » et une nouvelle Constitution (14 janvier-23 octobre 2011)
Kasbah II : légitimité révolutionnaire contre légalité constitutionnelle - L’ISROR ou la « représentation sans l’élection » - Institutionnalisation du pluralisme et montée de l’insécurité - Les élections du 23 octobre 2011 : portée et sens de la victoire d’Ennahdha
La Tunisie à la recherche de compromis institutionnels et constitutionnels (novembre 2011-janvier 2014)
L’ANC, Constituante ou Assemblée parlementaire ? - Bipolarisation islamiste/séculariste et montée de la violence politique - À la recherche d’un compromis constitutionnel
Conclusion
Liste des sigles
Glossaire
Repères chronologiques
Repères bibliographiques.



Droits étrangers

THE HISTORY OF TUNISIA SINCE INDEPENDENCE




Contact : d.ribouchon@editionsladecouverte.com