Introduction à la philosophie des sciences

Hans-Jörg RHEINBERGER

Si le XIXe siècle a connu, dans la philosophie des sciences, l’ascension du positivisme, le XXe siècle a commencé par une crise de la pensée positiviste sans qu’une solution ou même une alternative se soient dessinées à l’horizon. Cette crise a donné lieu à une réflexion complexe sur les sciences, motivée par une approche sociohistorique. Consistant initialement à historiciser la philosophie des sciences, elle a abouti au développement de diverses formes d’épistémologie historique. Ce mouvement, qui s’est déployé tout au long du XXe siècle, est à situer dans le contexte de la dynamique des sciences et des évolutions sociales et culturelles de cette période.
Cette introduction présente les positions les plus notables qui ont marqué ce procès d’historicisation de l’épistémologie. Elle parcourt ce mouvement, de ses premiers développements, en France et en Allemagne au XIXe siècle, à ses plus récentes formulations. Ce tour d’horizon offre une synthèse précise et claire d’un espace de réflexion qui n’a cessé de se diversifier, et qui, par sa pluralité, continue de fournir des outils conceptuels essentiels pour penser la science et son histoire.

Version papier : 10 €
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Détails techniques
Traduit par Nathalie JAS
Collection : Repères n°633
Parution : avril 2014
ISBN : 9782707178244
Nb de pages : 128
Dimensions : 120 * 190 mm

Hans-Jörg RHEINBERGER

Hans-Jörg Rheinberger est directeur de recherche émérite à l’Institut Max-Planck d’histoire des sciences à Berlin. Ses travaux portent sur l’épistémologie et l’histoire de l’expérimentation scientifique ainsi que sur l’histoire des sciences de la vie. Il a notamment publiéToward a History of Epistemic Things (Stanford University Press, 1997), Iterationen (Merve, 2005), An Episte mology of the Concrete (Duke University Press, 2010) et A Cultural History of Heredity (avec Staffan Müller-Wille, The University of Chicago Press, 2012).

Table des matières

Introduction
I / Fin de siècle

Une connaissance mécaniste de la nature
Ernst Mach : la science comme entreprise sans limite
Émile Boutroux : la « doctrine de la contingence »
Le conventionnalisme
Otto Neurath : repenser l’histoire des sciences
II / L’entre-deux-guerres I
L’épistémologie historique de Gaston Bachelard
La « réalisation » comme principe de la science moderne - La constitution sociale de la science - La structure historique du savoir scientifique
Ludwick Fleck : la genèse d’un fait scientifique
La science comme processus historique - Les concepts de « style de pensée » et de « collectif de pensée »
III / L’entre-deux-guerres II
La science en mouvement : Karl Popper
Logique de la recherche et réfutabilité - Une approche évolutionniste
L’approche husserlienne
Martin Heidegger : la technique, fondement des sciences contemporaines
Ernst Cassirer et la culture des sciences
IV / Après 1945
Alexandre Koyré : comprendre l’histoire des sciences par l’histoire des idées
Thomas Kuhn : une « révolution historiographique » de l’histoire de la science
Le modèle évolutionniste du changement conceptuel de Stephen Toulmin
L’« anarchisme épistémologique » de Paul Feyerabend
V / Les années 1960 en France
Georges Canguilhem : l’histoire des sciences comme histoire des concepts
Michel Foucault : une « archéologie » du savoir
Louis Althusser : la connaissance comme processus de production sans fin
Jacques Derrida : comment penser l’historique
VI / Histoire récente
Ian Hacking : le caractère expérimental du savoir
L’anthropologie symétrique de Bruno Latour
L’histoire des sciences contemporaines : un bref aperçu
Conclusion
Repères bibliographiques.


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