La théorie des parties prenantes

Maria BONNAFOUS-BOUCHER, Jacob Dahl RENDTORFF

La notion de partie prenante est généralement utilisée pour désigner un acteur impliqué dont les attentes sont à prendre en compte par les décideurs privés et publics. Les parties prenantes sont celles d’une entreprise, autres que ses actionnaires, qui ont un lien avec son activité, la subissant ou ayant une influence sur elle. La référence aux parties prenantes renvoie à une conception de l’entreprise fondée sur une gouvernance négociée, où la maximisation de la valeur pour l’actionnaire n’est pas le critère ultime. Dans ce modèle, les enjeux et les intérêts de ceux qui ne sont pas les actionnaires et les investisseurs sont primordiaux pour la prospérité de l’entreprise, au-delà de la propriété du capital.
Ce livre rend compte de l’importance de cette théorie et tente de la faire reconnaître comme un modèle à la fois concret et prospectif de la démocratie en entreprise, permettant de poser les éléments d’un contrat social au sein d’un capitalisme mondial patrimonial salarié.

Version papier : 10 €
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Détails techniques
Collection : Repères n°627
Parution : mars 2014
ISBN : 9782707146533
Nb de pages : 128
Dimensions : 120 * 190 mm

Maria BONNAFOUS-BOUCHER

Maria Bonnafous-Boucher est en poste au ministère des Affaires étrangères. Professeur HDR, elle est directeur de la recherche détachée de Novancia Business School Paris, codirecteur de la chaire de recherche en entrepreneuriat de HEC, ESCP Europe, ESSEC, Novancia, Esiee et membre du directoire d’Alliance Athéna.

Jacob Dahl RENDTORFF

Jacob Dahl Rendtorff est professeur associé à l’université de Roskilde (Danemark), professeur invité à la Copenhagen Business School et président de European Business Ethics Network Scandinavie.

Extraits presse

Deux chercheurs, l'un français l'autre danois, exposent la genèse du concept des "parties prenantes" d'une entreprise - clients, salariés, collectivités, actionnaires, etc. - et sa mise en pratique.

06/03/2014 - Le Monde eco & entreprise

 

Table des matières

Préface
Introduction
I / De « la partie prenante » à la théorie des parties prenantes

Définitions
Cadre conceptuel : R. E. Freeman (1984-2010) et sa mouvance (1986-2010)
Périmètre de la théorie
Débats épistémologiques et pluralisme théorique
La théorie des parties prenantes est-elle une théorie ? - Une théorie concrète : catégoriser les acteurs qui comptent pour une stratégie d’entreprise - Un pluralisme théorique révélé par Donaldson et Preston
Critiques portées à la théorie des parties prenantes
La portée de la théorie et son expansion
II / La théorie des parties prenantes en management stratégique
Représentation de l’entreprise en stratégie et émergence de la théorie des parties prenantes (1980-1990)
Entre 1950 et 1968, une représentation économiste de l’entreprise - Entre 1968 et 1985, une représentation diversifiée de l’entreprise - Entre 1985 et 1995, une représentation financière combinée avec une performance multicritères et avec une conception alternative à l’orthodoxie financière - Depuis 1995, une pluralité de perspectives
Place de la théorie des parties prenantes en stratégie d’entreprise
L’entreprise entre dépendance vis-à-vis de l’environnement et détermination de sa politique - La théorie des parties prenantes et le management stratégique des années 1970-1980 - Une représentation pluraliste de l’entreprise et de l’organisation : vers un gouvernement d’entreprise partenarial
Des modèles stratégiques non compatibles avec la théorie des parties prenantes
L’entreprise comme système politique : l’école francophone des années 1980-2009 - La stratégie fondée sur les ressources et sur les compétences - Le modèle fondé sur la relation
Impact de la théorie des parties prenantes dans en marketing stratégique et en recherche en négociation
Conclusion
III / La théorie des parties prenantes comme théorie des organisations
La théorie des parties prenantes, stimulant pour la théorie des organisations
De la structure à son éclatement : l’internationalisation des organisations et des relations interorganisationnelles
Des entreprises de plus en plus internationalisées : de la très grande entreprise à l’entreprise born global - Des organisations internationales régulatrices à vocation planétaire - Des organisations publiques en profonde mutation
La théorie des organisations avec la théorie des parties prenantes
L’organisation comme relation et comme action organisée, mais inattendue - L’action organisée ou la fabrication du sens
Les autres courants prégnants pour la théorie des parties prenantes
Le courant du nouvel institutionnalisme - Les approches politiques
Conclusion
IV / La philosophie politique interpellée par la théorie des parties prenantes
Conflit entre institutions et organisations
De la société civile à une société de parties prenantes ?
La théorie hégélienne de la société civile - Les trois facteurs de correspondance entre société civile et société de parties prenantes
Théorie des parties prenantes et contrat social
Un contrat non social : la firme comme nœud de contrats - Le contrat social de la théorie des parties prenantes : une alternative à la théorie de la firme - De l’intention de contrat social à sa réalisation - La pertinence du contrat social dans la théorie des parties prenantes
Conclusion
V / La théorie des parties prenantes en éthique
Éthique : justice, égalité et équité
De l’éthique de la discussion à la rationalité délibérative
Le paradoxe des parties prenantes en éthique
Bien commun et théorie des parties prenantes : des conceptions contrastées
Équité et justice comme principes de management : Robert Phillips et John Rawls
Déconstruction du paradigme de la justice et de l’éthique
Conclusion
Conclusion
Repères bibliographiques.


Droits étrangers

STAKEHOLDER THEORY




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